1945, l'Allemagne nazie vaincue par les Alliés , est divisée en quatre zones d'occupation. Au centre de la zone soviétique, Berlin, la capitale, est elle-même divisée en quatre secteurs. Pour faciliter les communications entre les différents commandants en chef, des accords bipartites prévoient la mise en place de missions de liaison bénéficiant d'une liberté de circulation. Très rapidement, des tensions modifient les relations entre les anciens alliés. Derrière le rideau de fer, les missions militaires de liaison sent alors chargées de recueillir tout indice d'alerte en assurant une veille permanente. Jusqu'en 1990 et en coopération très étroite avec les missions équivalentes britannique et américaine, des équipages de la Mission Militaire Française de Liaison près le Haut Commandement Soviétique à Potsdam - quelques dizaines de militaires des années de Terre et de l'Air - vont sillonner le territoire de l'Allemagne de l'Est en ouvrant tout grands leurs yeux et leurs oreilles. Une seule règle: ne pas se faire prendre ... De nombreux incidents vont émailler la vie quotidienne de ces « missionnaires » très particuliers, porteurs d'un curieux document dénommé « PROPOUSK » - laissez-passer russe - car les Soviétiques et les Allemands de l'Est ont mis sur pied un redoutable système de surveillance disposant de gros moyens techniques et faisant appel à des milliers d'hommes des forces du Pacte de Varsovie, et surtout à l'omniprésente STASI. Face à ce dispositif. Le jeu du chat et de la souris va devenir de plus en plus périlleux. Il sera même mortel. ..

PROSPOUSK 

Missions derrière le rideau de fer (1947-1989)

Editeur : LAVAUZELLE  collection Renseignement Histoire & Géopolitique 

Année d’édition :  MAI 2008 

Auteur :  Patrick MANIFICAT

Pages : 502 

Format :  21 X 14.5

Derrière le rideau de fer, 24h/24, des sentinelles de l’ombre veillaient, face aux six armées soviétiques. Ce fut le combat sans armes des militaires détachés à l’organisme de renseignement le moins connu de la guerre froide : la Mission Militaire Française de Liaison de Postdam. Avec justesse et sans concession, l’auteur décrit ici sa vie de sous-officier dans ce monde militaire si particulier. En plus de 360 missions, il sillonna toute l’Allemagne de l’Est. Un livre biographique ou l’auteur soigne son égo au détriment de l’histoire de la MMFL qu’il effleure.

VOSTOK

Missions de renseignement au cœur de la guerre froide

Editeur : Mission Spéciale Production 

Année d’édition :  probablement 2008 

Auteur :  Roland PIETRINI

Pages : 160 

Format :  16 X 24

Dans ma bibliothèque...sur ce sujet:

Quelques photographies de la villa qu’occupait jadis la Mission Militaire Française de Liaison à Potsdam. Cette magnifique villa est aujourd’hui le siège de l’ambassade du Nicaragua en Allemagne Fédérale.

 

 

(Collection privée de l’auteur)

Les Missions de Liaisons Occidentales 
à Potsdam 1946-1991

 

1) ORIGINE

 

En 1943, alors que la second conflit mondial n'est pas terminé, les USA, la Grande Bretagne et l'URSS, instituent une« Commission Consultative pour l'Europe ». Le but de cette commission est de jeter les bases juridiques de l'occupation de l'Allemagne après la guerre.

En 1944/1945, les travaux de la Commission débouchent sur une série d'accords, dont celui du 14 novembre 1944 qui prévoit l'accréditation de militaires auprès de chacune des puissances occupantes afin de favoriser la communication entre les Etats-Majors alliés. Une fois admise parmi les vainqueurs, la France adhère à ces accords.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

2) NAISSANCE DES MISSIONS MILITAIRES DE LIAISON

 

Devant la méfiance réciproque qui commence à se faire jour entre les USA et l'URSS, la mise en œuvre de l'accord de novembre 1944, traîne en longueur. Puis, dès le début de 1946, des tensions entre les puissances occidentales et l'Union Soviétique, voient le jour. C'est dans ce contexte que l'URSS demande à concrétiser les accords initiaux par la mise en place de Missions Militaires. La Grande Bretagne est la première, en septembre 1946, à conclure un accord avec l'URSS pour la mise sur pied d'une Mission Militaire de Liaison. Elle est suivie en avril 1947 par la France et les USA.

 

Ces missions prennent les appellations suivantes:

 

 

France: Mission Militaire Française de Liaison (MMFL )

Grande-Bretagne: British Military Mission (BRIXMIS )

USA: United States Military Liaison Mission ( USMLM )

 

 

 

L'effectif des membres des Missions est fixé, d'un commun accord, à 31 personnes.  Pour le stationnement de ces Missions, alors que la France, les USA, et la Grande Bretagne, s'implantent à Postdam, l'URSS installe ses missions dans chacune des zones d'occupation occidentales: forces US à Francfort sur le Main, forces Françaises à Baden-Baden et forces Britanniques à Bünde (Westphalie).

 

A partir de 1948/1949, les relations entre les alliés occidentaux et l'Union Soviétique ne cessent de se dégrader. Tout d'abord le blocus de Berlin, puis la création de l'OTAN d'une part, et de celle du Pacte de Varsovie d'autre part, amènent le Haut Commandement des quatre puissances occupantes à utiliser les missions de liaison comme source de renseignement.

Avant-garde des Forces Occidentales, les Missions Militaires de Liaison, noyées au milieu du Groupe des Forces Soviétiques en Allemagne (GFSA), obtinrent d'excellents résultats, pour lesquels des membres de ces Missions ont laissé leur vie et à qui il convient de rendre hommage.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Tout d'abord, en mars 1984, c'est l'ADC Philippe MARIOTTI, de la MMFL, qui meurt dans un accident de la circulation, provoqué par la NVA.

 

 

 

 

Puis, quelques semaines plus tard, la mort du Major Arthur NOCHOLSON,

de la USMLM, froidement abattu par une sentinelle soviétique.

La chute du Mur de Berlin, en novembre 1989, suivie de la réunification allemande le 3 octobre 1990, mettent fin à l'existence des Missions

Militaires de Liaison.

 

 

 

 

 

 

3) LES INSIGNES

Le personnel des missions militaires occidentales se reconnaissent à des insignes spécifiques, propres à chaque nation.

 

 

France ( MMFL )

Ce n'est qu'à partir de 1969, que la MMFL se dote d'un insigne destiné à être porté sur les différentes tenues. ( Fig. 1 )

 

 

Symbolique: La forme évoque un bouclier qui protége l'Occident, représenté par la couleur blanche. L'étoile rouge symbolise l'Union Soviétique. L'épée et la demie-aile, rappellent la composition Terre et Air de la Mission. Fabrication: Drago de 1969 à 1989, puis Fraisse de 1989 à 1990.

Homologation: G 2231 en 1969. Remarques: le N° d'homologation n'apparaît pas sur les insignes Fraisse. Oubli du fabricant?

Variante: A l'occasion de la dissolution de la MMFL, la maison Fraisse est chargée de réaliser un insigne identique au modèle homologué, mais sur lequel est inscrit, au verso: 1947-1991.( Fig.2)

Insigne tissu ( Fig.3 )

 

 

 

 

En complément du modèle métallique, la MMFL adopte un insigne en tissu destiné à être porté sur la manche droite à hauteur de l'épaule, sur le chandail. Il représente, sur un fond aux couleurs de la France, l'insigne de la MMFL sur la carte de la DDR. La mention « Postdam », rappelle le lieu de stationnement.

 

 

 

 

 

Grande-Bretagne

 

 

 

 

Les insignes de la mission britannique consiste en deux modèles différents.

L'un, en tissu, qui se porte sur la manche gauche à hauteur de l'épaule, représente le drapeau Britannique sous lequel est inscrit: « BRIXMIS », pour British Military Liaison Mission. ( FigA ) L'autre, en métal monté sur un cuir, qui se porte sur la poche gauche de la vareuse.( Fig.5 )

 

 

 

 

 

 

 

USA

Fortement inspiré du modèle des forces US de Berlin, l'insigne de l' USMLM se décline en deux versions, tissu et métal.

 

Celui en tissu est porté sur la manche gauche de l'uniforme, à hauteur de l'épaule. Il est parlant à lui seul.

 

Le modèle métallique, n'est qu'une réduction de l'insigne tissu. Il est porté sur la patte d'épaule.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Avec l’aimable autorisation du Lt-Col (er) JC MOUROT

 

MISSION ACCOMPLIE

Les missions militaires de liaison des puissances occidentales

à Potsdam de 1946 à 1990

Editeur : Musée des alliées de Berlin

Année d’édition :  probablement 2004 

Pages : 138 

Format :  28X22

A l’occasion de l’exposition sur les missions militaires de liaison organisée au musée des allées à Berlin. Cet ouvrage a été imprimé. Il est rédigé en trois langues (anglais, français et allemand). Vendu uniquement au musée cet ouvrage est aujourd’hui quasi introuvable.

Zone de Texte: Collection de l’auteur
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